Il y a une semaine, vendredi, après la clôture du marché, les services de crédit S&P ont dévalorisé la dette des USA et ont ainsi mis la performance des paiements potentiels de la trésorerie des USA sur une implication négative, soit « negative watch ». S&P s’est mis de cote après avoir annoncé qu’ils croyaient que les législateurs avaient besoin d’une réduction d’au moins 4 trillions. Les 2,1 trillions accordés aux républicains et démocrates ne font pas l’affaire selon S&P.
La plupart des experts du marché ne pensent pas que la dévalorisation du crédit S&P fût garanti et de ce fait, la dette des USA a significativement remonté grâce à l’équilibre de la semaine dernière. Le rapport sur la note de 2 ans est tombé de plus de 30 points de base à moins de 15. Le point de référence du rapport sur 10 ans est tombe de plus de 2,75 à un rapport de 2,25. La force dans la trésorerie ne reflète rien d’autre que la baisse qui leur a été donnée par les services de crédit S&P.
Ce ne sont pas les produits à revenus fixes qui ont été le plus touchés par la baisse de la dette par le S&P durant la semaine passée, mais c’était à la place le marché du capital investissement qui s’est enfoncé lundi en baissant de plus de 5%. Les marchés sont devenus incroyablement volatiles et l’on attendait des mouvements d’au moins 500 points sur la valorisation du Dow Jones Industrials au sein des marchés d’options. Les mouvements rapides et volatiles ont donné aux traders d’options et d’options binaires d’excellentes opportunités pour faire de l’argent.
Tous les yeux se sont tournés vers la Réserve Fédérale à cause de la baisse. Mardi, la banque centrale se rencontre pour déterminer du sort des taux d’intérêt. De nombreux analystes ont cru que la Réserve Fédérale avait besoin de réagir pour calmer les actions qui ont baissé de plus de 7,5% durant les deux semaines précédentes, et de pratiquement le même montant mardi matin durant les deux sessions de trading précédentes.
La réserve fédérale des USA s’est présentée avec une réduction des taux d’intérêt qui n’avait jamais été vu auparavant sur la place du marché. Lors de la déclaration qui a suivi la rencontre, le comité fédéral d’open market (soit Federal Open Market Committee ou FOMC en Anglais) a indiqué que les taux d’intérêt resteraient à des niveaux extrêmement bas jusque mi 2012. Pour la première fois, le FOMC a fixé une date pour laquelle les fonds resteraient à un niveau spécifique. Les instruments à revenus fixes ont immédiatement varié à la hausse au niveau des prix pour refléter ainsi le nouveau niveau des taux d’intérêt à une date spécifique. Puisque les fonds resteraient de zéro à 25 points de base deux ans dans le futur, le prix de la note des deux ans devrait refléter ce niveau.
Au départ, les prix des actions ont eu tendance à baisser, mais durant les deux heures qui ont suivi, les prix des actions ont oscillé à la hausse et ont atteint environ 4% durant la session de trading. La hausse dans le prix des obligations a éventuellement débordé sur les actions poussant ainsi les indices de référence plus haut. Durant l »équilibre de la semaine, les marchés ont continué à rester extrêmement volatiles. Mercredi a été témoin d’une chute de 4% et jeudi a été témoin d’une amélioration de 4%.
Le VIX qui représente l’indice de volatilité est resté élevé ce qui reflète la peur qu’il existe encore sur la place du marché. Le VIX, qui mesure la volatilité implicite sur le S&P 500 sur les options d’argent, s’est rapproché du niveau 40, après avoir touché le niveau 45 durant la semaine. Le niveau 40 n’avait pas été atteint depuis la crise financière de 2008/2009 et cet indice a atteint le niveau 31 pendant le mois de mars lorsque le Japon a connu son désastre naturel et nucléaire.
La volatilité des options et des options binaires continue de rester élevée, ce qui signifie que les marchés sous-jacents vont probablement rester volatils aussi durant les prochaines sessions de trading. Les niveaux au-dessus de 40% impliquent que le marché variera de 40% par rapport à sa zone durant une année. Cela signifierait que l’indice 1100 S&P 500 varierait de 1750 à 6600.
Malgré ces niveaux records de peur valorisée dans les marchés, les gains continuent à montrer que les actions sont relativement bon marché. Cisco, une technologie de référence a publié de meilleurs résultats que ce qui était prévu mercredi, ce qui a été très bien accueilli par les participants du marché.
Le key metrics publié pendant la semaine était bien meilleure que ce qui était attendu concernant la demande de travail. La demande de travail fut publiée avant que le marché n’ouvre, a diminué de 7000 apportant le chiffre à 395.000 durant la fin de la semaine du 6 août, selon le Département du Travail, les demandes de travail de la semaine précédente ont été révisées et sont ainsi passées de 400.000 à 402.000. Les économistes ont effectué des sondages et ont annoncé que ce chiffre resterait à 400.000. C’est la première fois depuis début avril que ce chiffre descend au-dessous du niveau des 400.000. La moyenne mobile des 4 semaines des nouvelles demandes d’emploi, varie de 3.250 à 405.000. L’emploi est le seul élément qui n’a montré aucune amélioration durant le léger rebond de l’économie américaine.
Les nouvelles économiques meilleures que prévu a aidé les marchés des actions à regagner du terrain et à créer moins de demande pour la trésorerie aux USA. Le trésor américain a vendu pour 16 milliards de dollars d’obligations sur 30 ans sur une pauvre enchère reçue jeudi. L’enchère a souffert de l’extrême volatilité qui a atteint les marchés financiers récemment. Les investisseurs ont soumis des mises d’une valeur de 2,08 fois le montant sur l’offre, niveau le plus bas depuis février 2009.
L’obligation du trésor à 30 ans a baissé de 4 16/32 en prix et son rendement est de 3,731 pourcent, jusqu’à 3,52 pourcent à la fermeture de mercredi. Le point de référence de la note du trésor sur 10 ans a eu un rendement de 2,301 pourcent, jusqu’à 2,14 pourcent de haut rendement aux enchères de mercredi.
Allant de l’avant, le marché affinera probablement sa concentration sur l’Europe. Les chiffres de la croissance se sont concentrés et nous sommes bien plus faibles que ce que nous pensions. Une zone Euro plus faible dans un environnement de ralentissement d’activité globale, d’austérité gouvernementale et de crise bancaire pourrait ajouter une pression sur les rendements et la confiance économique mondiale.
Avec une volatilité implicite approchant les 40, les actions américaines vont probablement rester volatiles puisque les investisseurs continuent à se concentrer sur les gains et sur les données économiques. Le rapport de la vente au détail de vendredi montre que le consommateur américain continue à dépenser. Environ 70% du PIB est mené par le consommateur et ça c’est un signe positif.
